Haut-Katanga : une convocation judiciaire qui accentue le flou autour du gouvernorat
Controverse autour de la convocation du gouverneur de la province du haut Katanga à Kinshasa.
Une lettre de la Cour de cassation adressée au gouverneur de la province du Haut-Katanga vient de semer le trouble dans l’opinion publique. Le document, signé par le premier secrétaire, convoque le gouverneur provincial à Kinshasa le 11 septembre 2025 pour répondre à des faits non encore révélés. Problème : la correspondance ne précise pas de quel gouverneur il s’agit, plongeant la scène politique provinciale dans une nouvelle confusion.
Depuis la suspension de Jacques Kyabula de ses fonctions, le gouvernement central avait désigné Martin Kazembe pour assurer l’intérim. Cette situation de bicéphalisme à la tête de la province alimente depuis plusieurs mois des tensions politiques, chacun des deux camps se réclamant la légitimité.
La convocation de la Cour de cassation vient accentuer ce bras de fer. Les proches de Martin Kazembe pointent du doigt Jacques Kyabula, qu’ils considèrent comme visé par la justice en raison de son statut de gouverneur titulaire. De leur côté, les partisans de Kyabula estiment que c’est à Kazembe, en fonction sur le terrain, de répondre à cette invitation. Cette guerre de narration entretient un climat d’incertitude et de division.
Dans un contexte déjà tendu marqué par des rivalités politiques et des suspicions de gestion contestée des affaires provinciales, l’opinion attend désormais une clarification de la Cour de cassation, seule instance en mesure de trancher sur l’identité exacte du gouverneur convoqué. Cette décision sera déterminante pour l’avenir politique immédiat du Haut-Katanga.
Emmanuel K
Depuis la suspension de Jacques Kyabula de ses fonctions, le gouvernement central avait désigné Martin Kazembe pour assurer l’intérim. Cette situation de bicéphalisme à la tête de la province alimente depuis plusieurs mois des tensions politiques, chacun des deux camps se réclamant la légitimité.
La convocation de la Cour de cassation vient accentuer ce bras de fer. Les proches de Martin Kazembe pointent du doigt Jacques Kyabula, qu’ils considèrent comme visé par la justice en raison de son statut de gouverneur titulaire. De leur côté, les partisans de Kyabula estiment que c’est à Kazembe, en fonction sur le terrain, de répondre à cette invitation. Cette guerre de narration entretient un climat d’incertitude et de division.
Dans un contexte déjà tendu marqué par des rivalités politiques et des suspicions de gestion contestée des affaires provinciales, l’opinion attend désormais une clarification de la Cour de cassation, seule instance en mesure de trancher sur l’identité exacte du gouverneur convoqué. Cette décision sera déterminante pour l’avenir politique immédiat du Haut-Katanga.
Emmanuel K
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