À Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, des déplacés internes originaires des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont exprimé leur ras-le-bol, ce mardi, devant le gouvernorat provincial. Ces familles, estimées à environ 185, vivent dans des conditions précaires et réclament une assistance urgente en nourriture, en logement ainsi qu’en soins médicaux.

Selon Institut de recherche en droits humains, qui accompagne ces déplacés, ces derniers ont attendu en vain d’être reçus par une autorité provinciale. Présents sur les lieux entre 10h et 14h, aucun responsable n’est venu à leur rencontre, accentuant leur sentiment d’abandon face à une situation humanitaire jugée alarmante.

Réagissant à cette absence, Maître Hubert Tshiswaka, directeur de l’IRDH, a dénoncé une indifférence des autorités. « De 10h à 14h, aucune autorité n’est venue écouter ces déplacés… Les autorités, assises dans leurs bureaux climatisés, ne font preuve d’aucune sensibilité. C’est une situation inacceptable », a-t-il déclaré.

Ces déplacés affirment avoir multiplié les démarches sans obtenir de réponse concrète. Face à cette impasse, l’IRDH se dit également limitée dans ses capacités d’intervention. « Nous rentrons au bureau le cœur brisé, choqués de voir comment des Congolais sont traités dans leur propre pays », a conclu Maître Tshiswaka, appelant à une réaction urgente des autorités pour soulager ces populations vulnérables.





Emmanuel Kalasa