Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a rendu un verdict exemplaire dans une affaire de viol collectif qui avait profondément choqué l’opinion publique. Neuf jeunes majeurs ont été condamnés à la peine de mort pour association de malfaiteurs, tandis que chacun écope également de 20 ans de servitude pénale principale pour le viol. Cette décision judiciaire s’inscrit dans un contexte où la violence sexuelle constitue un enjeu majeur de sécurité et de justice dans la région.

Outre la peine capitale, les condamnés devront s’acquitter d’une amende d’un million de francs congolais et verser 20 000 dollars américains de dommages et intérêts à la victime, afin de compenser les préjudices physiques et psychologiques subis. La lourdeur de ces sanctions reflète la gravité exceptionnelle des faits et la volonté des autorités judiciaires de dissuader de futurs actes de violence sexuelle dans la province du Lualaba.

Le tribunal a par ailleurs déclaré incompétent pour juger l’un des accusés, mineur au moment des faits. Son dossier a été disjoint et sera traité selon les procédures réservées aux mineurs, conformément à la législation congolaise. Cette distinction souligne l’attention portée par la justice aux droits des enfants tout en poursuivant la lutte contre les crimes graves.

Les faits remontent à la fin du mois de janvier 2026, lorsqu’une jeune femme a été victime d’un viol collectif dans un quartier de Kolwezi. La diffusion de la vidéo de l’agression sur les réseaux sociaux avait provoqué une onde de choc dans la société et facilité l’identification des suspects. Ce verdict est désormais perçu comme un signal fort de la justice congolaise, réaffirmant sa fermeté face aux violences sexuelles et son engagement à protéger les citoyens, tout en envoyant un message clair sur l’impunité zéro pour les crimes de cette nature.





Emmanuel Kalasa