Mbanza-Ngungu : Maître Guy Matuasilua plaide pour une conduite responsable des wewas
En raison des accidents de circulation enregistrée quotidiennement en RDC causés par la moto, maître Guy Mutuasilua, acteur social et défenseur des droits humains alerte sur la mauvaise conduite des motards.
Les motos-taxis, communément appelés wewas, sont devenus le moyen de transport le plus prisé par la population.
Selon une étude menée depuis trois ans, plus de 85 % des habitants, tous âges confondus, empruntent quotidiennement ce moyen de déplacement en raison de son accessibilité et de sa rapidité. Mais derrière cette popularité se cache une réalité préoccupante, la multiplication des accidents de circulation impliquant les wewas.
Chaque semaine, les réseaux sociaux rapportent des drames dont les conséquences sont souvent fatales. Pour Maître Guy Matuasilua, acteur social et défenseur des droits humains, la majorité de ces accidents pourraient être évités.
"Une analyse approfondie montre que 75 % de ces accidents étaient évitables si les wewas se comportaient en bon père de famille sur la chaussée", explique-t-il.
Conscient de la gravité de la situation, Me Matuasilua lance un appel pressant aux décideurs politiques, leaders communautaires, notables, religieux et partenaires afin d’appuyer une vaste campagne de sensibilisation.
"Tenant compte du taux élevé de la population exposée, nous insistons sur l’urgence d’une telle initiative, car il s’agit d’un sérieux problème social qu’il faut résoudre", souligne-t-il.
Le défenseur des droits note par ailleurs une contradiction dans le comportement des motards.
"Les wewas sont prudents lorsqu’ils transportent des passagers vulnérables, femmes enceintes, élèves de maternelle ou personnes vivant avec handicap. En revanche, lorsqu’ils roulent seuls ou avec certains clients, ils se livrent à des comportements spectaculaires et dangereux", regrette-t-il.
Avec des moyens limités, Me Matuasilua et son équipe ont déjà initié une première action en sensibilisant une cinquantaine de motards rencontrés à Mbanza-Ngungu. Mais, faute de financements, cette initiative n’a pas eu l’impact escompté.
"Nous revenons vers vous pour attirer l’attention des partenaires sur la nécessité de soutenir cette mission, afin de protéger plus de 85 % de la population qui dépend des motos-taxis", insiste-t-il.
Pour lui, la solution passe avant tout par la responsabilisation des conducteurs.
"La sécurité routière des wewas dépend avant tout de chaque motard. Adopter un comportement de bon père de famille sur la chaussée, c’est déjà faire un premier pas pour sécuriser toute la population", conclut Maître Guy Matuasilua.
Jadot Lukadi
Selon une étude menée depuis trois ans, plus de 85 % des habitants, tous âges confondus, empruntent quotidiennement ce moyen de déplacement en raison de son accessibilité et de sa rapidité. Mais derrière cette popularité se cache une réalité préoccupante, la multiplication des accidents de circulation impliquant les wewas.
Chaque semaine, les réseaux sociaux rapportent des drames dont les conséquences sont souvent fatales. Pour Maître Guy Matuasilua, acteur social et défenseur des droits humains, la majorité de ces accidents pourraient être évités.
"Une analyse approfondie montre que 75 % de ces accidents étaient évitables si les wewas se comportaient en bon père de famille sur la chaussée", explique-t-il.
Conscient de la gravité de la situation, Me Matuasilua lance un appel pressant aux décideurs politiques, leaders communautaires, notables, religieux et partenaires afin d’appuyer une vaste campagne de sensibilisation.
"Tenant compte du taux élevé de la population exposée, nous insistons sur l’urgence d’une telle initiative, car il s’agit d’un sérieux problème social qu’il faut résoudre", souligne-t-il.
Le défenseur des droits note par ailleurs une contradiction dans le comportement des motards.
"Les wewas sont prudents lorsqu’ils transportent des passagers vulnérables, femmes enceintes, élèves de maternelle ou personnes vivant avec handicap. En revanche, lorsqu’ils roulent seuls ou avec certains clients, ils se livrent à des comportements spectaculaires et dangereux", regrette-t-il.
Avec des moyens limités, Me Matuasilua et son équipe ont déjà initié une première action en sensibilisant une cinquantaine de motards rencontrés à Mbanza-Ngungu. Mais, faute de financements, cette initiative n’a pas eu l’impact escompté.
"Nous revenons vers vous pour attirer l’attention des partenaires sur la nécessité de soutenir cette mission, afin de protéger plus de 85 % de la population qui dépend des motos-taxis", insiste-t-il.
Pour lui, la solution passe avant tout par la responsabilisation des conducteurs.
"La sécurité routière des wewas dépend avant tout de chaque motard. Adopter un comportement de bon père de famille sur la chaussée, c’est déjà faire un premier pas pour sécuriser toute la population", conclut Maître Guy Matuasilua.
Jadot Lukadi
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