À travers un communiqué officiel publié le 31 janvier 2026, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde consternation à la suite de l’éboulement survenu le 28 janvier dernier sur le site minier de Luwowo, dans l’agglomération de Gasasa, au sein du périmètre minier de Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu). Ce drame, qui aurait fait au moins 200 morts selon les rapports de terrain, a principalement coûté la vie à des creuseurs artisanaux évoluant dans des conditions de sécurité quasi inexistantes.

Dans ce communiqué, l’Exécutif congolais attribue cette tragédie à l’exploitation « sauvage et illégale » des ressources naturelles congolaises, qu’il impute au Rwanda et aux groupes armés du M23/AFC. De nombreuses victimes auraient été ensevelies alors qu’elles se trouvaient à l’intérieur ou à proximité immédiate des puits de creusage, illustrant, selon le Gouvernement, un schéma récurrent de mise en danger des populations civiles dans les zones sous occupation armée.

Le Gouvernement rappelle que le périmètre minier de Rubaya avait été officiellement classé au statut « rouge » par arrêté ministériel, interdisant toute activité d’exploitation et de commercialisation des substances minérales, y compris artisanales. Malgré cette interdiction formelle, les activités minières se sont poursuivies en violation flagrante de la loi et sans respect des normes de sécurité, aggravant ainsi les risques pour les populations locales.

Kinshasa dénonce également l’existence d’un système structuré de pillage et d’exploitation illégale des ressources naturelles, inscrit dans une chaîne d’approvisionnement illicite à grande échelle. Selon les chiffres avancés, entre 112 et 125 tonnes de coltan seraient extraites chaque mois dans le périmètre de Rubaya et acheminées exclusivement vers le Rwanda, en dehors de tout cadre légal et de traçabilité conforme, alimentant ainsi une économie de guerre.

Tout en exprimant sa solidarité et sa compassion aux familles des victimes, le Gouvernement réaffirme sa détermination à documenter ces faits et à engager les démarches nécessaires devant les mécanismes juridictionnels compétents afin que les responsabilités soient établies. Il appelle enfin la communauté internationale à prendre pleinement la mesure de ce drame, qu’il qualifie de conséquence directe de l’occupation armée et de l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.






La rédaction