La République démocratique du Congo franchit une étape majeure dans la valorisation locale de ses ressources minières. Le milliardaire canado-américain Robert Friedland, fondateur du groupe Ivanhoe Mines, a annoncé l’entrée en production de la plus grande fonderie de cuivre du continent africain. Cette installation industrielle est située à Kolwezi, dans la province du Lualaba, au sud de la RDC, au sein du complexe minier Kamoa-Kakula.

Selon Ivanhoe Mines, la première coulée d’anodes de cuivre a eu lieu le 29 décembre 2025, quelques semaines après le début de la mise en chauffe du four et l’introduction des concentrés. D’une capacité de 500 000 tonnes d’anodes par an, la fonderie permettra de transformer localement le minerai extrait, réduisant ainsi la dépendance à l’exportation de concentrés bruts. Les anodes produites atteignent un taux de pureté de 99,7 %, conforme aux normes internationales.

Robert Friedland a salué cette avancée comme « un moment décisif pour la RDC », soulignant l’impact positif attendu en termes d’emplois, de transfert de compétences et de recettes fiscales. Cette fonderie représente également un virage stratégique pour le pays, souvent critiqué pour l’exportation de ses ressources sans transformation locale. La montée en puissance de l’usine se poursuivra tout au long de l’année 2026.

Implantée dans l’un des plus riches bassins cuprifères du monde, cette infrastructure renforce la place de la RDC sur le marché mondial du cuivre, notamment dans un contexte de forte demande liée à la transition énergétique. Elle positionne également la province du Lualaba comme un hub industriel clé en Afrique centrale, capable de soutenir une industrialisation durable basée sur ses ressources naturelles.




Emmanuel Kalasa