La République démocratique du Congo ne traverse ni une crise de légitimité ni une crise politique, mais fait face à une crise sécuritaire consécutive à l’agression rwandaise. C’est ce qu’a affirmé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), balayant les thèses évoquant une instabilité institutionnelle au sommet de l’État.

Selon Patrick Muyaya, depuis le début du processus engagé par les autorités congolaises, la transparence demeure un principe fondamental. « Il n’y a rien que nous faisons sur lequel nous ne communiquons pas », a-t-il insisté, soulignant la volonté du gouvernement de tenir l’opinion nationale et internationale informée de chaque étape des initiatives en cours, tant sur le plan politique que diplomatique.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs dénoncé ce qu’il qualifie de « machine de la propagande et de la désinformation », accusant certains acteurs, qu’il présente comme complices de l’agresseur, de chercher à imposer un retour sur la scène politique par le biais d’un dialogue instrumentalisé. Il a martelé que ces manœuvres ne sauraient altérer la réalité ni la vérité sur la situation que traverse le pays.

Patrick Muyaya a enfin précisé que tout dialogue politique éventuel relèvera exclusivement de l’initiative du Président de la République. Celui-ci sera convoqué « le moment venu », conformément à la feuille de route élaborée par les confessions religieuses, et devra s’inscrire en cohérence avec les processus internationaux de Washington et de Doha. Il a également évoqué la vérité autour de l’initiative de Luanda portée par le Président angolais, réaffirmant l’engagement de la RDC à privilégier des cadres clairs et responsables pour le retour durable de la paix.




La rédaction