Moins d’une semaine après la signature d’un accord de paix entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Washington, sous la médiation du président américain Donald Trump, l’Est de la RDC connaît une recrudescence alarmante de violences. Les bombardements à l’artillerie lourde, attribués à l’armée rwandaise et ses alliés de l’AFC/M23 depuis Bugarama, visent des zones densément peuplées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi.

Ce contraste entre les engagements pris à Washington et la réalité du terrain questionne la sincérité des parties prenantes, en particulier celle du Rwanda. Alors que l’accord visait à instaurer une trêve durable et à favoriser la désescalade, ces attaques, qualifiées de crimes de guerre par les FARDC, jettent une ombre sur les intentions réelles de Kigali. Écoles, centres de santé, habitations : les cibles civiles sont frappées, provoquant indignation et douleur dans l’opinion congolaise.

Pour Kinshasa, ces actes sont une trahison flagrante des engagements internationaux pris en présence de témoins de haut niveau. Les FARDC promettent de résister fermement à cette agression, affirmant leur détermination à défendre la souveraineté nationale. L’échec rapide de l’accord de Washington révèle non seulement les limites de la diplomatie, mais aussi la nécessité pour la RDC de renforcer ses capacités de défense face à un voisin perçu comme agressif et expansionniste.

Interrogé à ce sujet par Christian Lusakweno, le secrétaire d'État des États-Unis Marco Rubio, indique que l'application prendra du temps.

« Comme pour tous les accords de paix, l’application prendra du temps. Mais aujourd’hui il y a un engagement pris au niveau des chefs d’états, nous devons nous assurer qu’il sera appliqué » a-t-il fait savoir.



La rédaction