Sud-Kivu : MSF évacue Baraka et interrompt ses activités face à l’intensification des combats
Médecins Sans Frontières a quitté Baraka (Sud-Kivu) en raison de l’intensification des combats entre le M23 et les FARDC. Ses activités médicales sont suspendues, laissant une population vulnérable en pleine crise sanitaire. MSF alerte sur l’urgence humanitaire et demande des garanties de sécurité.
Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé, dans un communiqué publié le 12 décembre sur son site officiel, l’interruption prématurée de ses activités médicales dans la ville de Baraka, dans le territoire de Fizi, Sud-Kivu. Une décision prise à la suite de l’escalade des affrontements entre les rebelles du M23 (AFC/M23) et les Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo.
« Face à l’intensification des combats à la suite de l’avancée du groupe armé M23 et à sa prise de la ville d’Uvira, située à seulement une centaine de kilomètres de Baraka, MSF a évacué ses équipes de la ville », explique l’organisation. La clôture des activités d’urgence, prévue initialement fin janvier, est donc avancée pour garantir la sécurité des équipes. Les interventions à l’hôpital général de Baraka ainsi que dans trois centres de santé sont désormais terminées.
Entre août et décembre 2025, les équipes MSF ont soigné plus de 25 000 personnes atteintes de paludisme dans la zone. « Nous atteignons le pic de la saison du paludisme et nous sommes inquiets car nous ne pouvons pas apporter le soutien nécessaire à la population », a déclaré Ton Berg, chef de programme au Sud-Kivu. MSF avait également contrôlé une épidémie de choléra avec 652 cas traités entre septembre et octobre.
La situation reste également tendue à Bunyakiri, où les affrontements ont provoqué la fermeture de la RN3, principal axe d’approvisionnement. Malgré cela, MSF continue d’y opérer dans plusieurs structures, mais les défis logistiques persistent. L’organisation rappelle l’urgence de garantir la sécurité des humanitaires et l’accès aux soins pour les populations touchées.
La rédaction
« Face à l’intensification des combats à la suite de l’avancée du groupe armé M23 et à sa prise de la ville d’Uvira, située à seulement une centaine de kilomètres de Baraka, MSF a évacué ses équipes de la ville », explique l’organisation. La clôture des activités d’urgence, prévue initialement fin janvier, est donc avancée pour garantir la sécurité des équipes. Les interventions à l’hôpital général de Baraka ainsi que dans trois centres de santé sont désormais terminées.
Entre août et décembre 2025, les équipes MSF ont soigné plus de 25 000 personnes atteintes de paludisme dans la zone. « Nous atteignons le pic de la saison du paludisme et nous sommes inquiets car nous ne pouvons pas apporter le soutien nécessaire à la population », a déclaré Ton Berg, chef de programme au Sud-Kivu. MSF avait également contrôlé une épidémie de choléra avec 652 cas traités entre septembre et octobre.
La situation reste également tendue à Bunyakiri, où les affrontements ont provoqué la fermeture de la RN3, principal axe d’approvisionnement. Malgré cela, MSF continue d’y opérer dans plusieurs structures, mais les défis logistiques persistent. L’organisation rappelle l’urgence de garantir la sécurité des humanitaires et l’accès aux soins pour les populations touchées.
La rédaction
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